Mercredi 6 avril 2011
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LE MANS OCTOBRE 2011
Invité, Jean-Claude Baise se trouvait sur le stand dédié à La Guyane.
Le soir, il donnait sa conférence "Guyane en rêve - Rêves de Guyane" en présence d'une partie du Conseil Général de Guyane et de son
président.
BEAUREPAIRE JUIN 2012

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THENAC MARS 2013
le 27/03/2013 à 06h00
Journal SUDOUEST
Par Lucien Normandin
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Un festival littéraire brillant
Jean-Claude Baise discute avec de jeunes lectrices. (Photo l. n.)
Dès vendredi soir, le
Festival littéraire et artistique de Thénac a commencé très fort avec la projection du film de Pascal Cardheillac, « Sur la route d’Okinawa ». Les nombreux spectateurs ont été subjugués par
l’approche du jeune réalisateur qui faisait découvrir des Japonais très éloignés des clichés habituels. Celui-ci apportait la preuve qu’on peut voyager dans des pays faisant la une des médias en
s’ouvrant à des réalités vécues autres que celles qu’on croit connaître.
Pendant les deux jours du week-end, les lecteurs potentiels ont nargué le beau temps - qui pouvait les inciter à rester au
jardin ou cueillir les jonquilles dans les bois, voire à fréquenter les plages - pour rencontrer auteurs et conteurs dans le cadre agréable des chais de Thénac. Les stands des auteurs ont été
bien fréquentés au point que la Maison de la presse qui assurait les ventes des livres s’est trouvée en rupture pour certains ouvrages.
Les rencontres littéraires qui se sont succédé à un rythme soutenu ont été suivies par un public nombreux. Il est vrai que le
grand Tivoli, qui leur servait de cadre, offrait beaucoup plus de places que la petite salle des années antérieures. Ces rencontres démontrent que les lecteurs d’aujourd’hui ne souhaitent pas
seulement « consommer » de la lecture mais veulent mieux appréhender toute l’élaboration d’une œuvre. Cette confrontation est particulièrement vivifiante pour tous.
Ainsi, Jean-Claude Baise qui avait présenté ses ouvrages sur la Guyane à une classe de l’école primaire de Thénac, a eu la
joie le lendemain de se voir offrir par un bambin le poème que celui-ci avait écrit. Cette dynamique culturelle était encore illustrée par les 82 propositions faites pour le concours de
nouvelles.
C’est donc avec justesse que Françoise Souan, la principale animatrice de ce Festival pouvait conclure que « l’ouverture au
monde que constitue le voyage illustre magnifiquement le thème de la tolérance et qu’il est porteur à la fois de beauté, d’harmonie et de paix ».
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Lionel Bedin, éditeur, fondateur d'écrivains-voyageurs me fait l'honneur d'un article :
Rencontres autour de la littérature de voyage et des écrivains voyageurs.
dimanche 8 juillet 2012
J'ai lu "Au carnaval des espérances" de Jean-Claude
Baise
Jean-Claude Baise Au carnaval des espérances Les presses du midi, 2011 224p, 18€
Au Carnaval
des espérances est un roman dans lequel Jean-Claude Baise nous transporte dans un pays qu’il connait bien : la Guyane. La Guyane et ses
lieux emblématiques : Saint-Laurent-du-Maroni, Kourou, Cayenne. La Guyane et son exubérance végétale. La Guyane et sa moiteur, sa chaleur. Un pays où les corps sont peu vêtus, où les jeunes
femmes marchent avec des « mouvements fondus et harmonieux, sveltes et félins ». Un pays dans lequel des populations se sont mélangées aux cours des siècles. « Ici, l’humanité pétillait comme si
l’Histoire, avec des talents d’artiste, s’était servie de toute la palette des races humaines pour créer des teintes et des nuances toujours différentes. » Un pays avec un décor de rêve : le
fleuve Maroni et les petites rivières se parcourent en pirogues ; les mygales surgissent sur les empennages de bois, les crabes aux pinces rouges s’enfuient sur le sol spongieux… Un pays de rêve
ou de cauchemar, tout dépend.
Tout dépend du moment où l’on y arrive et ce que l’on vient y faire. L’histoire démarre à Cayenne, et par un grand moment : le carnaval. Une grande fête, un
incroyable spectacle. « Des demoiselles brunes se métamorphosaient en libellules turquoise et vertes. » Des groupes dansent. « C’est aussi la surexcitation des corps, les danses chaloupées de
marquises masquées (…) le tournoiement des robes panachées. » Et pour accompagner la danse, « une démence musicale hurlait la joie de vivre. » Carnaval ! Le temps de tous les possibles. C’est
dans ce bruit et dans cette ambiance de folie que l’on fait connaissance avec les principaux personnages du roman. Le premier à entrer en scène est Mattéo Vincenti. D’après ce qu’il sait, son
père, qui l’a quitté à sa naissance, est en Guyane. « Une brûlure secrète qui consumait son âme et meurtrissait "son honneur » de jeune corse. Puis vient Ruben, un médecin ivoirien, qui fuit son
pays, qui débarque à l’hôpital de Saint-Laurent, et qui va se heurter aux traditions. On parle de Fabien Luciani, que personne ne sait où trouver, qui a peut-être disparu… Titaïna, qui est
peut-être sa fille, quant à elle bien réelle, arrachée à sa Polynésie natale, ses fleurs, ses rochers et ses rivières, arrive à Kourou – un monde inquiétant, un « labyrinthe de solitude » – avec
les idées de sa jeunesse, ce qui causera quelques difficultés à la communauté guyanaise. Et Molokoï, un Amérindien, indispensable relais local.
Mais les premières impressions festives ne durent pas. Tout ceci n’est-il pas autre chose qu’une façade trop visible et trop riante ? « Tous ces visages hilares et
cette tapageuse mascarade, n’étaient-ils pas de simples masques travestissant de bien sombres préoccupations ? » Ces fêtes sont-elles encore spontanées, ou bien servent-elles à cacher une dure
réalité ? Dans une contrée qui – pas plus qu’ailleurs – n’est pas « épargnée par l’affrontement et le désir de nuire des hommes » ; dans des villes et des villages où les jeunes ne s’émerveillent
plus du monde de la forêt et n’apprennent plus les secrets des plantes et des animaux, occupés qu’ils sont à consulter les messages plus ou moins sincères qui s’affichent sur leurs téléphones
portables : qui dit vrai, et qui avance masqué ? Ici comme ailleurs, le passé et le présent se heurtent. Comme les civilisations. Comme les coutumes et comme les croyances. Comme la vérité et le
mensonge. C’est dans ces ambiances chaudes, colorées, moites, que s’avancent et se croisent les protagonistes de cette histoire. Mais quels liens, quelles histoires unissent tous ces personnages
? Quelles bribes de passé vont venir télescoper les instants présents et les rencontres fortuites ? Et comment ces rencontres vont-elles se résoudre ? Au lecteur de le découvrir… Il y aura des
larmes, de l’amour, du soleil. Mais aussi des retournements de situation, comme dans tout bon roman. Et de nouvelles espérances…
Les premières lignes : « La lumière était moins éblouissante et l’après-midi déclinait mais les rues restaient désertes et la ville assoupie. Mattéo avait hésité à
quitter la fraîcheur de son hôtel car à l’extérieur l’air mijotait dans une moiteur qui suintait des murs, exhalait du sol et ruisselait du ciel. De la droite arriva un groupe étonnant.
»
Jean-Claude Baise a beaucoup bourlingué à travers le monde, en Côte d’Ivoire, en Polynésie, en Guyane, où il a passé plusieurs années. Ce récit est le quatrième
d’un cycle guyanais qui comprend aussi : Passions amérindiennes (Bénévent, 2007) ; Larmes de Cachiri(L’Harmattan, 2008)
et Perdus en Guyane sur la rivière Counamama (L’Harmattan Jeunesse, 2010).
Publié par LionelB à dimanche, juillet 08,
2012